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Le Patrimoine de la Chaîne de l'Etoile

et du Massif du Garlaban

La Chaîne de l'Etoile et le massif du Garlaban restent deux massifs discrets et encore trop méconnus, occultés par les massifs environnants nettement mis en avant par les collectivités (les Calanques, la Montagne Sainte Victoire ou encore le Massif de la Sainte-Baume), Ainsi, beaucoup ignorent les richesses, la beauté mais aussi la sensibilité de ce territoire exceptionnel au niveau environnemental et patrimonial Pourtant, ces deux massifs comportent de nombreux sites témoignant de l'occupation humaine. La carte ci-dessus présente quelques uns des principaux sites, cliquer sur la pastille verte pour obtenir des informations concernant le site choisi.

carte

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Notre Dame des Anges

Notre-Dame-des-Anges fut créée en 1220, grâce à frère Jean, originaire d’Aix, qui voulut vivre en ermite. Il s’installa dans une grotte déjà habitée au temps du Néolithique, la Baume Vidal. La légende raconte que dans cette grotte Sainte Marie Magdeleine se reposa avant de se rendre à la Sainte Baume. L’ermite Jean y aménagea un lieu de prière. Après 7 ans, il décida de retourner à la ville et de se marier. Le mariage fut de brève durée (sa femme mourut peu après) et Jean décida de retourner à Notre-Dame-des-Anges, cette fois en compagnie de frère Antoine. Ce fut après leur mort que Notre Dame des Anges commença à devenir un lieu de pèlerinage fréquenté en particulier le 25 mars pour la fête de l’Annonciation de la Sainte Vierge. En 1392, une indulgence fut accordée par l’antipape Clément VII et le pape Benoît XIII y célébra une messe et fit un don à l’église. En 1640, avec l’installation des Oratoriens, Notre Dame des Anges devint un lieu janséniste. Ils bâtirent le couvent et une bibliothèque très riche dont une partie fut recueillie par les bibliothèques d’Aix et de Marseille. Le Père Marrot qui mourut en 1719 la porta en apogée. Après la révolution de 1789, les biens de Notre Dame des Anges sont dispersés par les autorités et pillés. Ces actes marquent la fin du monastère: les biens sont vendus en 1795 et démolis pour la vente des matériaux. Aujourd’hui seule subsiste l’hôtellerie, qui est une propriété privée.

 

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Théatre Athéna

L’histoire du théâtre Athéna débute en 1908 par la volonté du poète, Paul Barlatier, également propriétaire du journal "Le Sémaphore", fondateur de l'Automobile club de Marseille et d'un club d'aviation, qui décide de faire construire une scène pouvant concurrencer le théâtre antique d’Orange. C’est l’architecte Jean Boet, qui réalisa le Théâtre Athéna au pied des collines de la Chaîne de l’Étoile.

Cette réalisation est la parfaite illustration des théâtres néo-antiques qui ont été à la mode au  début du siècle.
Fidèle reproduction du temple de la déesse d’Athéna-Niké situé sur l’Acropole d’Athènes, le Théâtre Athéna fut fréquenté par le « Tout Marseille » de 1906 à 1914. De nombreux artistes, Albert Lambert, Mounet-Sully, Silvain ou Madame Segond-Webber vinrent y jouer. Par deux fois Sarah Bernhardt honora de sa présence les représentations du théâtre, ainsi que le Président de la république de l’époque, Mr Emile Loubet. L’environnement s’y prêtant et l’acoustique y étant exceptionnelle, de nombreuses tragédies y étant jouées par les comédiens les plus fameux de l’époque…. On y donna également des opéras tels qu’« Iphigénie en Tauride » ou « Orphée » de Gluck.

La redécouverte du Théâtre :
Après une période prospère le théâtre tomba dans l’oubli… La nature reprenant ses droits, elle envahit rapidement le site et le fait tomber dans l’anonymat.
C’est en 1974 que l’ASSENEMCE (Association de Sauvegarde des Sites et de l'Environnement au Nord Est de Masrseille et Chaine de l'Etoile) appris l’existence d’un théâtre de verdure enfoui sous la végétation et qu’il était menacé de destruction par un programme immobilier dans un vaste domaine, réserve foncière de la SCIC, à Château-Gombert.
Après avoir effectué de nombreuses démarches auprès de la SCIC, de la SET et du maire de Marseille de l’époque, Mr Gaston Defferre, l’Assenemce fut enfin autorisée à mener les opérations de débroussaillage sur le théâtre.
Cette relique, enfouie sous les ronces, arbres et arbustes demanda aux bénévoles de l’association un important travail de défrichage durant l’automne 1976.
Grâce au travail de l’Assenemce, le théâtre et le parc qui l’entoure fut protégé, en 1986 par le nouveau P.O.S de l’époque, de l’urbanisation.
Ces 15 ha ont été acquis en 1989 par la ville de Marseille, ce qui les protège des promoteurs immobiliers.

Le temps faisant son travail, le Théâtre Athéna se trouve aujourd’hui, au cœur de deux noyaux villageois de Marseille, entre la Route Nationale 8bis qui traverse la Croix Rouge et le Pôle Technologique de Château-Gombert.

Le théâtre est situé dans la garrigue, sous la protection bienveillante d’arbres plus ancien que lui. Ce terrain est un espace boisé, classé protégé par l’actuel plan d’occupation des sols, à même de devenir un espace vert public puisque les 15 ha qui le composent, appartiennent à la ville.          

Actuellement, le parc Athéna est en cours de réalisation et d'aménagement par la ville de Marseille.

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Chateau de Ners

Le château de Ners  était autrefois le Casteou Vieilh ou Viei, ou encore château de la reine Jeanne. Une double muraille fut construite sous l'évêque Raimond Ier (1073-1122). On ne connaît pas la date de construction du château mais en 1164, d’après un titre du monastère de Saint Victor, le lieu appartenait déjà aux évêques de Marseille, qui y entretenaient un bureau de péage ; or on sait que l’institution du péage est fort antique, ce qui donne à penser que les premières constructions furent élévées à l’époque gallo-romaine. Une église dédiée à Saint Etienne aurait été construite dans son enceinte et expliquerait le nombre important de maisons en ruine retrouvées autour du château.
En 1473, Ners passe au roi René, puis, en 1583, à Pierre d’Albertas, seigneur de Gémenos, qui l’acquiert conjointement avec la terre de Pichauris.

Le château de Ners témoigne d’une activité ancienne de péage. L’évêque de Marseille percevait pour son compte les droits payés par les voyageurs marchands qui circulaient sur le chemin entre Marseille et Peypin. Aujourd'hui, en ruine le chateau de Ners appartient au patrimoine culturel de la ville d'Allauch.

 

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Chapelle Saint Germain

Datant du XIème siècle, cette petite chapelle est de style roman comme en témoignent les 3 grandes arches en plein centre et la voûte en pierres grossièrement taillées. Elle est attenante à un prieuré bénédictin très actif, dépendant de l’abbaye St Victor à Marseille.
Tous les ans, le premier dimanche d’août la fête de la Saint Germain y est célébrée en hommage à l’évêque Saint Germain d’Auxerre né en 378 et qui fut passionné de chasse. Saint Germain est ainsi devenu le patron des chasseurs et pendant la cérémonie, des coups de fusils sont tirés en son honneur.

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Chapelle Notre Dame du Chateau

La chapelle Notre Dame du Château, située au sommet de la colline dominant le village d’Allauch, est une ancienne église paroissiale. Elle a été construite au XIIème siècle dans l’enceinte du château et a survécu à sa destruction en1595. Les murs intérieurs sont tapissés des nombreux témoignages laissés par les pèlerins. Ils constituent une collection unique retraçant la vie de la communauté du XVIIème siècle à nos jours.

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Une platrière

Activité traditionnelle, l’extraction du gypse de notre sol remonterait au Moyen Age. Il est bien évident que le marché marseillais a toujours constitué un débouché assuré pour le plâtre allaudien à une époque où la durée du transport constituait un élément primordial de l’activité économique. Il y avait des plâtrières partout : à Pichauris, aux Bellons,  à la Fève, à la Ribassière. A une période ou le travail n’était pas réglementé, l’activité des plâtrières était surtout intense le dimanche.  Pour une pièce de 5 francs en argent, le fameux écu, nombreux ceux qui, en « extra », passaient leur jour de repos dans les galeries à remplir des couffins de gypse.
Le personnel habituel des plâtrières était surtout constitué d’ouvriers immigrés et principalement  piémontais originaires de la Vallée de la Varaita ou de la région des Saluces. Nombreux sont ceux qui ont fait souche à Allauch.

 

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Une glacière

L'engouement pour la glace est apparu en 1575 quand Henri III l'a introduit à la Cour. Au départ, la glace était réservée aux seigneurs et aux riches bourgeois, car elle coûtait extrêmement cher.
En Provence, c'est en 1642 que deux marchands Marseillais obtinrent du Cardinal de Richelieu  le privilège de construire des "glacières pour la consommation de la neige et de la glace; concession obtenue pour une période de dix ans.

Pour répondre à la demande de plus en plus importante, il faut créer des glacières le plus près possibles des villes d’Aix et de Marseille.
Les deux marchands qui avaient obtenu les premiers privilèges construisirent les premières glacières à Gémenos sur le versant de la Sainte Baume et à Mimet sur la chaîne de l'Étoile. Elles furent construites vers 1650.

Au XVIII°siècle, le marché se développe. Il faut créer de nouvelles glacières. Pour cela la Ste Baume est idéale : il y a de l'eau, il y fait froid l'hiver, et Marseille et Aix sont proches. On arrange les chemins, et en 1710, on construit une glacière au Pic de Bertagne, puis d'autres vers le Plan d'Aups. La consommation continue d'augmenter et pour fournir tout le monde, on construit de nombreuses glacières dans la Ste Baume et dans les villages environnants. 

 

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Un four à chaux

Ils étaient utilisés pour fabriquer la chaux à partir du calcaire chauffé à 700°C. Les fours à chaux étaient construits à partir d'un trou creusé dans la terre. Les parois étaient consolidées par un mur de pierres sèches. Dans ce mur une porte était aménagée, appelée la gueule du four. La fosse était ensuite surélevée par un mur à deux parements, le parement intérieur continuant le mur de soutènement et le parement extérieur s'appuyant sur le sol.

Il ne restait plus qu'à construire à l'intérieur de celui ci une voûte à encorbellement. C'est sur cette voûte que la charge de pierre à cuire était disposée. L'espace situé sous la voûte servait de foyer. Il fallait maintenir un feu vif pendant deux à trois jours pour obtenir la chaux. On utilisait comme combustible les arbustes de la broussaille environnante, la quantité nécessaire à cette opération représentait une surface d’à peu près un hectare. Il paraissait  plus facile de reconstruire un four un peu plus loin que de transporter la quantité de combustible nécessaire à chaque fournée. C'est la raison pour laquelle il existe de nombreux restes de four à chaux sur le massif.

 

 

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